55 E dépôt - Grosne

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Cote/Cotes extrêmes

55 Ed BB 1 55 Ed 4 Q 6

Date

1662-1984

Organisme responsable de l'accès intellectuel

Archives départementales du Territoire de Belfort - Production

Importance matérielle

3 ml.

Biographie ou Histoire

La plus ancienne mention connue du nom remonte à 155. Il apparaît sous la forme Grone, Grun, Gruone, et en allemand « Welschen Gruen ».
Souveraineté : le village a appartenu à l'Empire germanique jusqu'au traité de Westphalie en 1648, puis au royaume de France.
Seigneurie : l'histoire de la communauté au Moyen Age est mal connue. En 155 elle aurait été donnée par la veuve du comte Thierry 1er de Montbéliard au prieuré clunisien de Froidefontaine, qui restera effectivement collateur de l'église. Mais les droits seigneuriaux ne semblent pas avoir été cédés. En tout cas le village au XIVe siècle relevait de la seigneurie de Delle dont on sait qu'elle était possédée depuis 1324 par les Habsbourg d'Autriche, héritiers des comtes de Ferrette.
En 1454 l'archiduc Albert d'Autriche engage Grosne à Thierry Tulliers de Montjoie. Les Montjoie l'échangent en 1630 contre des terres à Hirsingue et Heimensdorf. Il fait donc retour à la seigneurie de Delle, laquelle est donnée par Louis XIV en 1658 au Cardinal Mazarin. La famille de ce dernier restera seigneur de Grosne jusqu'à la Révolution.
Paroisse : elle dépend du diocèse de Bâle jusqu'en 1782. L'église Saint-Paul dépendait des communautés de Boron, Recouvrance, Vellescot et des quelques fermes au lieu-dit Normanvillars. Boron en a été détaché en 1858 pour constituer une paroisse autonome ;
Normanvillars a été rattaché à Florimont de 1801 à 1842 puis est revenu à Grosne.
Situation au XVIIIe siècle : nous connaissons un peu la situation de Grosne en 1751 (voir le dénombrement série 21 J 1).Le village comprenant 48 feux, soit 200 à 250 habitants dont 19 laboureurs, avec un cheptel de 14 bœufs, 38 vaches et 28 chevaux « petits et mauvais ». Les terres n'étaient guère fertiles « froides et humides », elles ne produisent « qu'à force de fumiers ou de marnes. Le rapport est à peine du double de la semence, c'est-à-dire de 9 à 10 quarte par journal& ». Dans les 255 journaux de champs, on sème « de l'espiotte avec du seignel » ; les 55 fauchées de prés « sont de peu de rapoet et d'une mauvaise qualité étant humide et marécageux » ; il en va de même pour les pâturages. Le reste du finage est couvert de bois dont 38 arpents de communaux. Etang de 800 carpes, moulin. Les habitants n'ont pour commerce que les voitures de sel et autres pour la Suisse et l'évêché (Terres du prince évêque de Bâle autour de Porrentruy). Beaucoup ne sont pas propriétaires de leurs terres mais sont de simples censiers. Donc un village pauvre.
Le prieuré de Froidefontaine, cédé en 1621 aux Jésuites d'Ensishem, et après la suppression de cet ordre, en 1764, au collège royal de Colmar, détenait des terres (environ 60 journaux de champs, 12 de pré) et des droits divers.
Evolution démographique : en 1801 lors du premier recensement moderne, Grosne a 309 habitants ; il atteint un maximum de 330 en 1806 puis ne fera que régresser lentement : 292 en 1851, 228 en 1872, 179 en 1901, 144 en 1911, 117 en 1921 (5 hommes sont tombés pour la France pendant la Première Guerre mondiale), 106 en 1936, 92 en 1946, pour atteindre son niveau le plus bas en 1975 avec 81 habitants. La remontée s'est amorcée ensuite avec la déconcentration urbaine : 187 en 1982, 212 en 1984.

Modalités d'entrées

Dépôts en 1965, 1979, 1984, 2008.

Mots clés collectivités

Elections cantonales : procès-verbaux des opérations.

Cote/Cotes extrêmes

55 Ed 1 K 7

Date

1951-1982